Le bilinguisme chez l’enfant: bon ou mauvais?

Le bilinguisme chez l’enfant: bon ou mauvais?

Plusieurs enfants grandissent aujourd’hui dans un environnement où ils sont exposés à plus d’une langue. Faisons ensemble un petit tour d’horizon afin d’en connaître un peu plus sur le bilinguisme et son impact sur le langage!

D’abord, qu’est-ce que le bilinguisme?

Plusieurs situations feront en sorte qu’un enfant évoluera dans un environnement bilingue lorsque: les parents ont chacun une langue; le milieu familial et le milieu de garde (ou l’école) ont une langue différente; les parents parlent une langue et la famille éloignée en parle une autre, etc.

Un enfant sera considéré comme bilingue s’il est exposé à deux langues sur une base régulière. Notons que l’on retrouve deux types de bilinguisme :

  • Simultané : enfant qui est exposé depuis la naissance aux 2 langues.
  • Séquentiel : enfant qui est exposé à une langue les premières années de sa vie (ex. : vietnamien, espagnol) et qui commence à être exposé au français à la fréquentation du milieu de garde ou de l’école.

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Margo vous met au défi des vrais ou faux du bilinguisme!

  1. L’apprentissage de deux langues crée un retard de langage chez l’enfant.
    FAUX. Il n’y a aucune donnée scientifique qui vient appuyer cette croyance. Ainsi, un enfant exposé à deux langues de façon simultanée (ex. : papa parle anglais et maman français), peut atteindre un niveau de compétence élevé dans les deux langues. Les acquisitions langagières (comme le premier mot à 12 mois et les premières combinaisons de mots à 18-24 mois) se feront à des âges similaires
  2. Il est préférable d’utiliser seulement une langue avec les enfants qui présentent un retard de langage.
    FAUX. Aucune donnée scientifique ne supporte cette idée. Pourtant, c’est ce que l’on entend fréquemment chez différents intervenants.
  3. Les enfants bilingues auront généralement une langue dominante avec laquelle ils seront plus à l’aise.
    VRAI. Il s’agit le plus souvent de la langue de la personne qui prodigue les soins à l’enfant (i.e. la mère le plus souvent) ou le milieu de garde.

Les conseils de Margo

  • Ne pas inciter un parent à parler à son enfant dans une langue qu’il ne maîtrise pas bien;
  • Valoriser la langue maternelle des parents;
  • La règle « une personne, une langue » a l’avantage de promouvoir une stimulation équitable des deux langues. Par contre, ce n’est pas une règle absolue!

Votre enfant est dans un milieu bilingue et il présente du retard dans l’acquisition de son langage? Notre équipe d’orthophonistes peut vous aider!

Pour imprimer cet article, cliquez sur le lien suivant: margo-ortho_bilinguisme

Référence : Revue Fréquences, (OOAQ), Vol 17 (3), août 2005.

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