Le jour où j’ai commencé à utiliser des outils visuels avec les enfants autistes

Le jour où j’ai commencé à utiliser des outils visuels avec les enfants autistes

La journée où j’ai commencé à utiliser une panoplie d’outils visuels avec mes clients autistes, ça a littéralement changé ma pratique.

Les outils visuels traditionnels

Oui, en début de pratique, je connaissais les traditionnels horaires et pictogrammes. Je les utilisais, comme j’utilisais aussi une minuterie de type Time Timer. Ça aidait mes petits et plus grands cocos à comprendre ce que nous allions faire durant les séances. Ils voyaient le temps passer et comprenaient que nous n’étions pas en séance pour toute la vie 😉.

En participant à plusieurs formations sur l’intervention auprès des personnes TSA, j’ai commencé à utiliser des dessins à main levée. 📝 Et ÇA, ça a été un “game changer”. J’ai observé que mes petits clients semblaient davantage comprendre ce que je tentais de leur expliquer.

Le dessin: un tournant décisif

Un jour, alors que j’étais en intervention en CPE avec une adorable cocotte de 4 ans avec un bon niveau de fonctionnement, son éducatrice lui demandait d’aller s’excuser parce qu’elle avait poussé un ami. Elle refusait obstinément. Elle ne comprenait pas ce qu’on attendait d’elle et, surtout, pourquoi on lui demandait d’aller s’excuser. 🧐

C’est alors que j’ai pris un papier et un crayon et je me suis assise avec elle. Je lui ai dessiné ce qui s’était passé: un ami s’était approché d’elle et elle l’avait poussé. Ensuite, je lui ai fait un autre dessin: j’ai dessiné que l’ami était triste d’avoir été poussé. Et j’ai terminé en dessinant la cocotte qui allait s’excuser à son ami.

Spontanément, elle s’est levée et elle est allée s’excuser. Bien honnêtement, quand c’est arrivé, j’étais dubitative. C’était nouveau pour moi de faire des dessins en spontanée devant un enfant. J’étais habituée aux scénarios sociaux, aux pictogrammes plastifiés avec des interdits du type “On ne pousse pas”. 🚫

Ce que j’ai appris au fil des ans

Utiliser des outils visuels que je dessine à main levée devant les enfants, ça m’a permis de mieux les comprendre. Parfois, il arrive qu’ils prennent un crayon et dessine eux-mêmes ce qu’ils veulent me transmettre. ✏️

Au début, j’avais peur de me tromper et que mon dessin paraisse ridicule. Maintenant, je me dis que l’essai en vaut la peine et qu’on n’a pas besoin d’être artiste pour se faire comprendre. C’est cliché, mais l’important, c’est d’essayer. 🙌🏻

 

Si tu as envie de changer ta façon d’interagir avec ta clientèle TSA, nous avons une formation ultra aidante sur les outils visuels.

Vanessa

 

 

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