Recevoir un enfant ayant des besoins particuliers à Pâques: quoi faire et ne pas faire?

Recevoir un enfant ayant des besoins particuliers à Pâques: quoi faire et ne pas faire?

Le long week-end de Pâques est le moment idéal pour se réunir entre amis et en famille. Pour les enfants ayant des besoins particuliers, ces réceptions peuvent être particulièrement épuisantes. De votre côté, si votre soeur, votre frère ou votre amie a un enfant présentant un diagnostic (trouble dans le spectre de l’autisme, TDAH, trisomie, paralysie cérébrale, etc.), vous vous demandez peut-être quelle est la meilleure façon d’agir avec lui?

Première ligne directrice: s’adapter!

Bien sûr, les parents de cet enfant sont les experts de la situation. Ainsi, en tout premier lieu:

  1. Demandez aux parents ce que vous pouvez faire pour les aider ou les accommoder. Ils auront peut-être quelques suggestions!
  2. Soyez à l’écoute. Tous les enfants sont différents. Il n’y a pas qu’une seule façon de s’adapter aux enfants ayant des besoins particuliers. Les parents sont les experts de leurs enfants. Vous pouvez donc vous fier sur eux!
  3. N’insistez pas pour recevoir des salutations, un regard visuel ou des câlins. Ceci peut être très dérangeant pour l’enfant.
  4. Veillez à demander à l’enfant ou à ses parents si vous souhaitez lui flatter les cheveux, le prendre dans vos bras, ou autre geste impliquant un toucher. Le sens du toucher peut être particulièrement sensible chez les enfants ayant des besoins particuliers, notamment ceux ayant un TSA. Les prendre par surprise peut parfois même susciter une crise!
  5. Décoration de cocos: pour faire suite au point précédent, toucher différentes textures peut être déplaisant pour l’enfant. Ainsi, il est possible que peinturer des cocos ne soit pas invitant ou encore, prévoyez une débarbouillette pour que l’enfant puisse se laver les mains facilement. Également, prévoyez un certain espace autour de l’enfant pour éviter qu’il se sente bousculé. Être assis au bout d’une table peut également être aidant.
  6. Évitez les blagues sarcastiques ou les expressions imagées. Celles-ci peuvent être très difficiles à comprendre, notamment pour les personnes ayant un trouble dans le spectre de l’autisme.
  7. Inutile d’insister pour que les enfants terminent leur assiette ou qu’ils mangent assis à la table. Certains enfants ayant des besoins particuliers (et les neurotypiques également) auront possiblement besoin de bouger. Les laisser varier les positions au repas peut les aider à demeurer plus attentifs.

 

Deuxième étape: préparer l’environnement

  1. Aménagez un coin calme dans votre demeure pour y accueillir l’enfant et ses parents. Il peut arriver que les enfants ayant des besoins particuliers vivent une surcharge sensorielle (trop de bruit, trop de stimuli visuels, trop de tout!) et/ou un surplus d’énergie. Avoir accès à un endroit paisible et à l’écart peut grandement aider.
  2. Chasse aux cocos: prévoyez une couleur de coco par enfant. Si l’enfant est d’âge préscolaire, il peut être bien de lui donner un repère visuel (carton ou photo d’un coco) qui l’aidera à prendre le coco de la couleur appropriée.
  3. Effectuer la chasse aux cocos dans un espace plus restreint. Les lieux qui sont nouveaux sont parfois plus insécurisants. Il peut donc être rassurant pour l’enfant de se contenter de chercher dans 1 ou 2 pièces ou dans un plus petit périmètre à l’extérieur. Il se familiarisa donc plus vite avec l’endroit. Au besoin, un adulte de confiance pourra aider l’enfant. Également, on tente que les enfants soient dispersés afin d’éviter les rassemblements soudains qui créent bruits et touchers imprévus et parfois inconfortables pour l’enfant.
  4. Lors des repas, privilégiez un emplacement aux extrémités d’une table plutôt qu’au centre où l’enfant sera entouré de tous les côtés. Évitez qu’un appareil sonore soit à proximité.

Troisième étape: rendez l’événement prévisible

  1. Dites aux parents l’ordre des activités prévues durant l’événement (chasse aux cocos, repas, jeux, dessert, etc.). Ceci les aidera à préparer leur enfant aux différentes étapes.
  2. Chasse aux cocos: dites à l’enfant le nombre de cocos qu’il doit chercher ou faites lui un dessin sur lequel sera illustrée le nombre de cocos (on fait un x sur chaque coco trouvé). Ainsi, la fin de l’activité sera plus prévisible. On évite également une activité de type compétition (par exemple: le premier qui trouve tous les cocos a droit à un chocolat supplémentaire) qui peut facilement engendrer de la frustration.
  3. Un imprévu se présente (par exemple, le gâteau a été renversé dans les escaliers)? N’hésitez pas à les aviser rapidement question qu’ils puissent préparer leur enfant, s’il y a lieu.

 

En espérant que ces quelques trucs vous aideront à passer des moments mémorables!

Toute l’équipe de la CRCM vous souhaite une très Joyeuse Pâques!

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